Chez les Burcheri, sur le plateau d’Albion, la châtaigne est une histoire de famille. Depuis 3 générations, ces arbres nourriciers peuplent les terres du domaine « Le Janorat » à Redortiers le Contadour dans les Alpes-de-Haute-Provence.  Certains ont plus de 100 ans ! « J’ai grandi au milieu de ces arbres immenses, particulièrement beaux et toute petite déjà, je ramassais déjà les châtaignes », se souvient Lorène Burcheri, souriante trentenaire, qui travaille en famille avec son père Gérard et son frère aîné, Guillaume. Une culture qui requiert un peu de technicité, beaucoup de patience et une observation folle ! 

Prêts à emboîter le pas à ces trois-là pour récolter les premières châtaignes d’octobre ?

Allez, on vous emmène, attention ça pique  !

Agrume, mon bel agrume dis-moi d’où tu viens ?

“Agrume” est le terme générique qui désigne à la fois les fruits et les arbustes de la famille des “Rutacées”. Les agrumes sont des arbustes vivaces qui fleurissent entre le printemps et l’automne et dont les fruits se récoltent en hiver. Certains orangers ou citronniers peuvent mesurer jusqu’à 9 mètres et devenir centenaires.  Tous les agrumes trouvent leurs racines en Asie où ils sont cultivés depuis des millénaires. Le premier agrume à avoir fait irruption sur le continent européen est le cédratier (en 600 avant J-C) puis le bigaradier, fruit des croisades et enfin le citronnier au XIIème siècle importé par les Arabes, qui ramenèrent également le mandarinier et le citronnier et les implantèrent durablement sur le pourtour méditerranéen. C’est à la même époque que naquirent les fameuses orangeries, des serres destinées à protéger ces agrumes du froid de nos climats européens ; on pense évidemment à l’Orangerie du parc du Luxembourg à Paris…

Menton et ses alentours, berceau des agrumes

C’est au XVème siècle qu’apparaissent les premiers agrumes de la côte d’Azur mais ce n’est qu’au XVIIème siècle – avec la publication d’ordonnances, textes de lois et même un Magistrat du citron – que cette culture prit son essor. Au XVIII ème siècle, le commerce est florissant. Puis les aléas climatiques, la spéculation financière, la première guerre mondiale et le gel de 1956 mirent un coup d’arrêt à cette culture. Cette production renait aujourd’hui avec l’IGP (Indication Géographique Protégée) Citron de Menton, obtenue en 2015, la célèbre fête des citrons mais aussi et surtout l’acharnement de producteurs et productrices passionnés.

« Mes grands-parents étaient producteurs d’agrumes, et du plus loin que je me souvienne beaucoup de mes souvenirs d’enfance sont au milieu des agrumes. Ainsi avec ma grand-mère nous descendions au marché de Menton en charreton. Et je remontais dans les corbeilles vides. Et pour nous soigner des rhumes et autres petits bobos de l’été, elle coupait une tranche de citron avec du sel. Car le vrai citron de Menton se mange avec la peau », souligne avec nostalgie Gisèle. Qui continue de se soigner ainsi.

C’est dans les années 80’s, après une carrière d’institutrice, que cette petite fille de producteur d’agrumes, décide avec son mari d’acheter une campagne et d’y planter des agrumes en provenance directe de Corse. Un peu de nostalgie sans doute et un vrai amour des agrumes. Qu’elle connait désormais par cœur.

De l’eau en haut mais pas en bas et 0 pesticide !

« Pour que les agrumes poussent il faut un sol léger comme ici, c’est-à-dire un sol non-argileux qui ne garde pas l’humidité », explique Gisèle. Et pour cause, les agrumes détestent l’eau stagnante aux racines. Il faut donc les arroser jusqu’à deux fois par jour en été, mais sans noyer les racines. Ils craignent le gel, même si jusqu’à – 5 degrés, l’arbre de gèle pas. »

« Les arbres arrivent à pleine maturité au bout de 3 à 5 ans selon la variété. Et pour qu’un citron jaunisse, il faut qu’il fasse froid et suffisamment froid. Cette année, ils ont jauni tardivement par exemple », ajoute son mari Gérard.

À noter que même si le fruit n’est pas jaune, il est en réalité parfaitement comestible. On peut ramasser des agrumes jusqu’en juillet-août les meilleures années. « Tant qu’il y a encore des fleurs, il y a des fruits », conclut notre couple d’agrumiculteurs. « Tous les producteurs du groupement sont en agriculture raisonnée, tous les fruits que nous commercialisons sont garantis sans pesticide. Et nous pratiquons la protection biologique intégrée depuis plus de 15 ans., insiste Gisèle Ros. C’est bien simple nous ne passons RIEN sur nos arbres ! On les taille pour éviter qu’ils ne montent, un arrosage généreux et de la matière organique suffisent ! Et la récolte se fait entièrement à la main et en famille avec l’aide aujourd’hui de mon petit-fils Matthias ».

Les agrumes, nos alliés santé !

En hiver, les agrumes sont nos alliés santé. Le pourquoi en 5 points :

  1. Evidemment ils sont réputés pour être riches en vitamine C, indispensable pour booster nos défenses immunitaires, diminuer notre fatigue et lutter contre le stress grâce à ces petits enzymes. Résultat : bonne humeur garantie grâce à votre jus d’orange du matin.
  2. Les agrumes auraient des propriétés anti-cancer :  grâce aux polyphénols qu’ils contiennent, ils empêcheraient la prolifération des tumeurs notamment au niveau de l’œsophage, de l’estomac et du côlon.
  3. Ils apportent des fibres qui aident au transit et sont peu caloriques. D’ailleurs la clémentine se digère très facilement.
  4. Le citron a des vertus drainantes et détoxifie le foie.
  5. Le pamplemousse ou les pomelos aurait une action pour faire baisser le taux de cholestérol.

Question pour un agrume : quelle est la différence entre mandarine et clémentine ?

C’est une question que l’on se pose souvent et que nos clients se posent aussi.

Première réponse : le mandarinier est plus ancien que le clémentinier, puisque cet arbre originaire de Chine et du Vietnam fut introduit en Europe au début du XIXe siècle

Une hybridation naturelle fruit du hasard

L’histoire du clémentinier débute à Oran au début du XX ème siècle. Le Père Clément, agronome en Algérie, sème des graines de mandarinier. Et total fruit du hasard, parmi elles, s’épanouit un arbre complètement différent de ses congénères. Le religieux l’isole et récolte ses fruits, plus colorés mais aussi plus goûteux que ceux des mandariniers. Le premier clémentinier est né ! Issu du croisement naturel d’une fleur de mandarinier et du pollen d’oranger, le fruit est baptisé « clémentine » par la société d’horticulture d’Alger, en l’honneur de son créateur. La Clémentine, grâce à sa saveur douce, sa chair sans pépin se développe très vite sur les côtes méditerranéennes.

Autre différence : la mandarine est plus parfumée, sa peau est plus fine et elle contient des pépins contrairement à la clémentine.

Finalement, Agrum’azur et Couleurs Paysannes, sont un peu les alter-égos de la clémentine et la mandarine. Nous partageons les mêmes couleurs : le bleu azur de nos ciels, qu’il soient de Provence ou de la Côte d’Azur, l’orange de leurs agrumes et de notre énergie ou le vert de l’agriculture raisonnée que nous défendons quotidiennement, pour vous offrir des agrumes fraîchement cueillis par une équipe de producteurs engagés au service du goût et du lien direct avec les consommateurs !

Et pour connaître les conseils conservation et les recettes familiales que nous a livrés Gisèle Ros notre agrumicultrice, c’est par LA ! 

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Agrum’Azur en quelques chiffres

1995 : c’est la date à laquelle plusieurs petits producteurs d’agrumes de Nice et des environs décident de se réunir pour mettre leurs productions et leurs forces en commun. Une bande de précurseurs pour l’époque.

50 km : C’est le maximum de kms qui séparent tous les producteurs de la côte. Ils sont situés de Menton à Vallauris.

8 c’est le nombre de producteurs qui composent le groupement d’intérêt économique (GIE) Agrum’Azur :

35 : tonnes d’agrumes sont ramassées chaque année par nos producteurs et productrices.

200 T : de citrons sont produits dans la région de Menton qui a désormais son IGP

100 kg : c’est le poids maximum que peut donner un agrume en fruits